J’ai également remarqué la même « simplification » et le même mépris de l’utilisateur relevant manifestement d’une dérive commerciale dans les éditions successives de l’Atlas Michelin de la France au 1/200 000e postérieures à 2007. Une quantité impressionnante d’informations géographiques essentielles à la compréhension (de nombreux relevés d’altitude, l’essentiel du profil du relief, les détails de la répartition du bâti dans les agglomérations…) ont disparu au profit d’informations « ludiques » ou « pratiques » (bases de loisirs, aires d’autoroute, pompes à essence…). Les couleurs sont devenues plus vives et la cartographie multiplie les zones colorées de manière unie et schématique. Il y a eu visiblement, une fois de plus, un travail méthodique de mise au pas, imposé par un management extérieur aux impératifs de la discipline. Quant à l’IGN, à l’image d’autres institutions comme l’ONF, il a subi une cure drastique d’amaigrissement suite à la LOLF et la RGPP, en particulier sous le quinquennat Sarkozy.
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